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L’accord commercial entre les Émirats arabes unis et la RDC entre en vigueur

L’accord commercial entre les Émirats arabes unis et la RDC entre en vigueur Afrique-Asie © afrique-asie.com
L’accord commercial entre les Émirats arabes unis et la RDC entre en vigueur © afrique-asie.com
La mise en application du partenariat économique global entre les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ouvre la voie à une intensification des échanges et des investissements, notamment dans les secteurs stratégiques.

La République démocratique du Congo et les Émirats arabes unis ont enclenché une nouvelle phase dans leur coopération économique avec l’entrée en vigueur de leur Accord de partenariat économique global (CEPA) le 30 octobre 2026. Ce texte, désormais effectif, vise à aider les échanges commerciaux et à stimuler les investissements entre les deux pays, selon l’annonce relayée par l’agence Emirates News Agency (WAM).

L’accord prévoit la suppression des droits de douane sur la grande majorité des lignes de produits, l’harmonisation des procédures douanières et la réduction des obstacles non tarifaires. Ces mesures doivent rendre possible aux entreprises congolaises et émiriennes d’accéder plus facilement à leurs marchés respectifs et de profiter d’un environnement commercial simplifié. Les modalités détaillées de mise en œuvre, notamment la liste précise des produits concernés et les règles d’origine, seront précisées dans les textes réglementaires à venir.

Des secteurs clés ciblés par le partenariat

Le CEPA devrait aider l’investissement dans des domaines jugés prioritaires, tels que la logistique, l’énergie et l’industrie manufacturière. Les Émirats arabes unis cherchent aussi à consolider leur accès aux marchés d’Afrique centrale et orientale à travers ce partenariat. Parmi les exportations émiriennes attendues vers la RDC figurent les véhicules, les machines, les équipements électroniques et les matériaux de construction. En retour, les Émirats se positionnent comme une plateforme de transit pour les exportations congolaises, notamment les métaux, les denrées alimentaires, le coton et d’autres produits agricoles.

La dynamique commerciale entre les deux pays s’est déjà renforcée ces dernières années. En 2025, les échanges hors hydrocarbures ont atteint 3,5 milliards de dollars, soit une progression de 38,5 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres communiqués par l’agence WAM. Ce montant sert d’indicateur à la montée en puissance des relations économiques bilatérales, même si la ventilation précise entre exportations, importations et réexportations n’a pas été détaillée.

Déclarations officielles et contexte régional

Le ministre émirien du Commerce extérieur, Dr. Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, a indiqué que cet accord offrirait aux entreprises des Émirats arabes unis un accès élargi au marché africain et encouragerait la création de nouveaux partenariats privés, en insistant sur l’importance de l’investissement privé dans la prochaine phase de coopération. Il a aussi précisé que les Émirats arabes unis avaient conclu 37 accords de partenariat économique global, dont 18 étaient déjà en vigueur à la date de sa déclaration, illustrant la stratégie d’expansion commerciale structurée du pays dans la région.

Ce rapprochement s’inscrit dans une tendance régionale à la diversification des partenariats économiques, comme l’illustre un précédent développement impliquant le Cameroun et la Tunisie dans le secteur industriel.

Les autorités des deux pays misent sur ce structure pour consolider la coopération bilatérale et attirer de nouveaux investissements dans des filières stratégiques. Les prochaines étapes attendues concernent la publication des procédures douanières, des listes tarifaires et des règles d’origine, éléments indispensables pour rendre possible aux entreprises de bénéficier pleinement des préférences offertes par le CEPA.

Patrick Mbarga Cofondateur Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Patrick Mbarga

Patrick Mbarga est cofondateur d’Afrique-Asie. Il suit principalement l’économie, l’investissement et les infrastructures, avec une attention particulière portée aux entreprises, au commerce et aux transformations industrielles en Afrique.