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Le Cameroun explore de nouveaux partenariats industriels en Tunisie

Le Cameroun explore de nouveaux partenariats industriels en Tunisie Afrique-Asie © afrique-asie.com
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Le ministère camerounais des PME invite les entreprises à identifier des fournisseurs et technologies lors du salon SAPRI 2026 à Tunis, centré sur la maintenance industrielle et l’automatisation.

Le ministère camerounais des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) a lancé un appel aux entreprises du secteur industriel pour qu’elles examinent les pistes de coopération et d’approvisionnement en Tunisie, à l’occasion du salon SAPRI 2026 prévu au Kram Exhibition Center de Tunis du 17 au 20 novembre.

Cette démarche vise en priorité les acteurs de la fabrication, de la maintenance de machines et de la distribution d’équipements industriels. La modernisation des chaînes de valeur et la diversification des fournisseurs s’imposent comme des enjeux stratégiques pour l’industrie camerounaise. La Tunisie, forte d’une base manufacturière variée et de compétences techniques reconnues, cherche à élargir ses partenariats industriels au-delà de son marché européen habituel. Elle privilégie la coproduction, le transfert de technologie et l’intégration dans les chaînes de valeur internationales. Salah Zouari, ministre tunisien chargé de l’Industrie, a réaffirmé cette orientation lors de la première édition de « Tunisia Industry Talks » en octobre 2026, insistant sur l’ouverture industrielle tunisienne vers l’Europe, l’Afrique et la Méditerranée.

Le SAPRI 2026, organisé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) avec les Foires internationales de Tunis (ITF), mettra en avant les technologies de maintenance, la fabrication de pièces de rechange, l’ingénierie, le contrôle industriel, l’automatisation et les solutions pour les secteurs des mines, du pétrole et gaz, du ciment et de l’énergie. Les autorités tunisiennes ont fixé comme priorités la coproduction, le transfert de technologies, la recherche-développement et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales. Ce structure ouvre des perspectives pour les entreprises camerounaises dans les domaines des machines, de la maintenance et de l’automatisation.

Technologies et services industriels au cœur du salon

Sept espaces d’exposition sont prévus, couvrant la maintenance industrielle, la fabrication de pièces, l’ingénierie et le contrôle, l’industrie lourde, la transition énergétique, le transport industriel et l’Industrie 4.0. Des échanges porteront sur la maintenance prédictive, l’automatisation, la fabrication numérique et le contrôle qualité. Un volet spécifique traitera des méthodes de contrôle non destructif, lors d’une conférence africaine organisée les 18 et 19 novembre, pour l’inspection des équipements sans altérer les matériaux.

Les données industrielles tunisiennes pour 2025 indiquent une progression de 8,7 % des recettes d’exportation des industries mécaniques et électriques. Les investissements industriels déclarés ont dépassé 2,5 milliards de dinars tunisiens, selon le ministère tunisien de l’Industrie. À la fin août 2026, les intentions d’investissement dans l’industrie affichaient une hausse de 31 %, et les exportations des industries mécaniques et électriques progressaient de 8,5 %. Cette dynamique découle d’une demande internationale accrue pour les composants automobiles, les câbles et les équipements électriques, ce qui renforce la position commerciale des fournisseurs tunisiens d’équipements et de services industriels.

Le ministère camerounais oriente les entreprises intéressées vers le site officiel du SAPRI pour les modalités d’inscription et de participation. Aucune précision n’a été donnée sur la constitution d’une délégation officielle ou sur un éventuel aide financier public. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des efforts de formalisation et de structuration du tissu productif, déjà évoqués dans un précédent article consacré à la simplification du statut des entrepreneurs individuels au Cameroun.

Le structure réglementaire des échanges industriels tunisiens reste principalement défini par l’accord d’association Tunisie-Union européenne, qui permet aux produits industriels tunisiens d’accéder au marché européen en franchise de droits. En 2025, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 44 milliards de dinars, contre 37 milliards d’importations, générant un excédent commercial de 7 milliards de dinars en faveur de la Tunisie, selon l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis. Pour les entreprises camerounaises, l’accès aux équipements industriels tunisiens dépendra des règles douanières de la CEMAC et des normes d’importation nationales.

La changement productive et la diversification des fournisseurs industriels figurent aussi parmi les priorités du Cameroun, comme l’a rappelé la 12e session du Cameroon Business Forum, tenue à Yaoundé le 22 octobre 2026, dans le structure de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette dynamique régionale vise à consolider l’intégration des chaînes de valeur et à stimuler la compétitivité des entreprises africaines.

Patrick Mbarga Cofondateur Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Patrick Mbarga

Patrick Mbarga est cofondateur d’Afrique-Asie. Il suit principalement l’économie, l’investissement et les infrastructures, avec une attention particulière portée aux entreprises, au commerce et aux transformations industrielles en Afrique.