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Les avocats de Diodio Glow Skin contestent toute reconnaissance de diffamation en ligne au Sénégal

Les avocats de Diodio Glow Skin contestent toute reconnaissance de diffamation en ligne au Sénégal Afrique-Asie © afrique-asie.com
Les avocats de Diodio Glow Skin contestent toute reconnaissance de diffamation en ligne au Sénégal © afrique-asie.com
Au Sénégal, les avocats de Mame Diarra Thiam réfutent toute admission de financement d’opérations de diffamation en ligne et dénoncent la diffusion d’informations jugées inexactes.

La défense de Mame Diarra Thiam, connue sous le nom de Diodio Glow Skin, a publié un communiqué pour rejeter toute reconnaissance de financement d’une opération de diffamation en ligne attribuée à leur cliente. Selon la déclaration rendue publique le samedi 24 octobre 2026, les avocats précisent que Mame Diarra Thiam n’a pas reconnu de tels faits lors de son interrogatoire individuel mené par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) le jeudi 22 octobre 2026.

Le dossier, suivi par la presse nationale, présente deux versions opposées : une source médiatique affirme que Mame Diarra Thiam aurait reconnu avoir financé une opération de dénigrement et de cyberharcèlement en ligne après avoir été confrontée à des éléments numériques ; ses avocats, Me Alioune Badara Fall, Me Aboubacry Barro et Me Dior Gueye Diagne, contestent cette présentation et soutiennent que leur cliente « n’a pas reconnu les faits qui lui seraient imputés lors de son interrogatoire individuel ».

L’affaire concerne des transferts d’argent entre Mame Diarra Thiam et Rokhaya Fall, dite Rox la Chancelière. Lors d’une confrontation organisée le vendredi 23 octobre 2026 dans le structure de l’enquête de la DSC, Rokhaya Fall, assistée par Me Takha Cissé, aurait déclaré que les montants reçus de Diodio Glow Skin étaient destinés à des œuvres sociales. Elle a évoqué des dons de denrées alimentaires et le financement d’opérations pour quatre enfants atteints de cancer, ainsi que des dons dans des établissements hospitaliers, notamment à l’hôpital de Ndamatou. Mame Diarra Thiam, assistée par Me Alioune Badara Fall, aurait confirmé que les transferts étaient exclusivement liés à ces activités sociales. Aucun montant précis des transferts, relevé bancaire ou document judiciaire n’a été communiqué par les parties ou les autorités à ce stade.

Chronologie et statut judiciaire

Mame Diarra Thiam a été placée en garde à vue dans le prolongement de l’enquête impliquant Rokhaya Fall. Sa garde à vue a été prolongée « en raison de la complexité du dossier », selon le compte rendu de Seneweb, notamment pour rendre possible des auditions complémentaires. Les articles de presse mentionnent aussi des mouvements de fonds impliquant potentiellement des comptes bancaires à l’étranger, sans fournir de détails sur les montants, les banques concernées ou les dates des virements. Une ouverture d’information judiciaire serait envisagée, mais aucun acte officiel n’a été publié à ce jour.

La version attribuée à L’Observateur indique que Mame Diarra Thiam se serait « effondrée face à la précision des preuves technologiques » et aurait reconnu avoir financé une entreprise de dénigrement en ligne. Cette affirmation est contestée par le pool d’avocats de la défense, qui estime que les informations publiées sont inexactes, insuffisamment vérifiées et ne reflètent pas la position de leur cliente. La défense ne nie pas la confrontation ni les transferts d’argent, mais conteste leur interprétation et leur lien avec une opération de diffamation. Aucun élément technique précis, tel qu’un message, un compte, un fichier ou une expertise numérique, n’a été rendu public par la Division spéciale de cybersécurité ou par les médias de référence.

Conditions de garde à vue et santé

Me Aboubacry Barro a indiqué que Mame Diarra Thiam, qui venait de subir une césarienne, avait été évacuée à l’hôpital Principal de Dakar après un malaise survenu vers 23 heures. Cette situation médicale a été signalée dans le contexte de la garde à vue, sans qu’aucun diagnostic détaillé ou certificat médical n’ait été publié. L’avocat a aussi précisé que sa cliente était poursuivie pour avoir remis de l’argent à Rokhaya Fall, qu’il avait lui-même défendue dans une procédure antérieure, sans que le lien exact entre cette procédure et le dossier actuel ne soit documenté par une décision de justice accessible.

Enjeux financiers et réserves de la défense

Les sources s’accordent sur l’existence de transferts financiers entre Mame Diarra Thiam et Rokhaya Fall, mais divergent sur leur finalité. La défense et le récit attribué à la confrontation les présentent comme des aides destinées à des actions sociales, tandis que d’autres informations les relient à une campagne de dénigrement en ligne. Les publications mentionnent aussi des mouvements de fonds impliquant des comptes bancaires à l’étranger, sans indiquer les pays, les banques, les dates des virements ou les montants concernés. Aucun chiffre d’affaires, impact économique, dommage financier ou estimation du coût des opérations sociales n’a été confirmé par les autorités ou les médias de référence.

Dans leur communiqué du 24 octobre 2026, les avocats de Mame Diarra Thiam annoncent que leur cliente se réserve le droit d’engager des poursuites contre toute personne diffusant ou relayant des informations fausses à son sujet. Cette réserve procédurale intervient alors qu’aucune plainte ou décision de justice consécutive n’a été identifiée à ce jour. L’affaire reste suivie de près par la Division spéciale de cybersécurité et les médias nationaux, dans un contexte où la distinction entre faits établis et interprétations médiatiques demeure importante.

Pour plus d’informations sur le contexte judiciaire sénégalais, il est possible de consulter l’organisation judiciaire au Sénégal ou les analyses de la presse nationale de référence.

Patrick Mbarga Cofondateur Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Patrick Mbarga

Patrick Mbarga est cofondateur d’Afrique-Asie. Il suit principalement l’économie, l’investissement et les infrastructures, avec une attention particulière portée aux entreprises, au commerce et aux transformations industrielles en Afrique.