La remise de 16,8 millions de francs CFA à dix jeunes porteurs de projets camerounais s’inscrit dans la stratégie de aide à l’entrepreneuriat menée par la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays ayant le français en partage (Confejes). Les lauréats ont été distingués lors d’une cérémonie à Yaoundé le 23 octobre 2026, en clôture du Salon de l’entrepreneuriat féminin agri-numérique, organisé au Palais des Congrès de Yaoundé du 21 au 23 octobre à l’initiative de la Confejes et en partenariat avec le gouvernement camerounais.
Ce salon a réuni 100 jeunes entrepreneures camerounaises, sélectionnées parmi 152 candidatures, et d’autres acteurs de l’espace francophone. Le programme proposait des formations ciblées sur la construction d’un modèle économique, la changement agricole, les normes de qualité, le packaging, la comptabilité simplifiée et l’accès au financement. Selon la Confejes, l’objectif était de consolider l’autonomisation économique des jeunes femmes, de moderniser les chaînes de valeur agricoles par le numérique et de aider la création d’emplois.
Les projets retenus ont été sélectionnés par un comité technique réuni à Antananarivo, Madagascar, du 13 au 17 juillet 2026, selon les critères du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ). En plus des subventions individuelles, la Confejes a attribué un million de francs CFA à l’équipe nationale chargée du suivi et de l’accompagnement des lauréats, portant le financement total à 17,8 millions de francs CFA.
Un dispositif d’accompagnement structuré
Le PPEJ, lancé en 1989, combine formation, assistance technique, financement et suivi pour aider la création d’entreprises viables capables de générer des emplois et des revenus. D’après les données communiquées par la Confejes en août 2026, ce programme avait déjà accompagné 2 857 bénéficiaires depuis sa création, mobilisant plus de 5,3 milliards de francs CFA et contribuant à la projection aussi de 9 600 emplois directs. Les femmes représentaient 52 % des bénéficiaires, ce qui souligne la dimension inclusive du dispositif.
Le salon de Yaoundé ne se limitait pas à une remise de subventions. Il prévoyait aussi une exposition où les participantes présentaient leurs produits et innovations, ainsi qu’un concours de projets devant un jury. À l’issue de ce concours, dix lauréates ont été distinguées, les cinq premières recevant chacune une récompense annoncée à 2 millions de francs CFA, incluant des équipements agricoles fournis par le ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement rural. Ce dispositif distinguait les premières récompenses matérielles des autres formes d’appui ou de financement, et associait consolidation des compétences, visibilité commerciale et mise en relation avec des financeurs potentiels.
Le gouvernement camerounais a participé à l’organisation du salon aux côtés de la Confejes. Plusieurs organismes publics, dont le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, l’Agence de promotion des PME (APME), le ministère de la Jeunesse et le ministère de l’Agriculture, ont présenté leurs mécanismes d’accompagnement. Cette architecture institutionnelle montre que le financement des jeunes entrepreneurs s’inscrit dans un environnement public coordonné, offrant aux participantes des informations sur les dispositifs d’accès aux financements et aux marchés proposés par ces administrations.
Lors d’une conférence de presse précédant le forum, la Confejes a identifié l’accès limité à la formation, au financement et au mentorat comme des obstacles persistants pour les jeunes femmes entrepreneures. Les contenus consacrés à la changement agricole, à la qualité, au conditionnement et à la comptabilité répondaient directement aux difficultés de formalisation et de commercialisation des petites entreprises. Le recours aux outils numériques devait aussi contribuer à moderniser les chaînes de valeur agricoles et à élargir les débouchés.
La clôture du salon le 23 octobre 2026 a marqué la distinction des dix lauréates issues du concours de projets. Le principal enjeu de suivi reste la changement des récompenses et formations en entreprises durables, capables d’accéder aux marchés et de générer des revenus, comme l’a souligné la rédaction de L’Économie.info. Ce dispositif s’inscrit dans la continuité des initiatives visant à consolider l’environnement entrepreneurial au Cameroun, à l’image des efforts déjà signalés lors d’événements précédents à Yaoundé.