Le 23 octobre 2026, le Sénégal a levé 55 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), grâce à une opération menée avec l’appui de l’agence UMOA-Titres. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de financement de l’État sénégalais, sous la supervision de la Direction générale du financement et de la dette.
Le montant proposé à la souscription atteignait 50 milliards FCFA. Les investisseurs ont répondu présents, avec des offres totalisant 69,372 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 138,75 %. À l’issue de l’adjudication, 55 milliards FCFA ont été retenus et 14,372 milliards d’offres ont été écartés.
Des instruments à maturités variées
L’émission portait sur un bon du Trésor d’une durée de 364 jours et sur deux obligations du Trésor à échéances de trois ou cinq ans. Ce choix d’instruments permet au Sénégal de diversifier la structure de sa dette à court ou moyen terme, conformément aux pratiques du marché régional des titres publics encadrées par l’UMOA-Titres et la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Pour chaque opération, les modalités précises comme le taux facial, le rendement marginal, le code d’émission ou la date de règlement sont habituellement publiées par les autorités compétentes, notamment la Direction générale du financement et de la dette et l’UMOA-Titres.
Cette opération prolonge les levées précédentes. Le 9 octobre, le Sénégal avait mobilisé 74,377 milliards FCFA pour une offre de 80 milliards, et le 25 septembre, 157 milliards FCFA avaient été obtenus pour un montant mis en adjudication de 150 milliards. Ces émissions successives illustrent la régularité des interventions du Trésor sénégalais sur le marché régional, dans le respect du structure réglementaire défini par l’UMOA et la BCEAO. Les résultats détaillés de chaque adjudication restent consultables auprès des institutions de référence telles que le ministère sénégalais des Finances ou UMOA-Titres.
Le marché régional des titres publics de l’UMOA sert de moyen pour le financement des États membres, mobilisant l’épargne locale ou régionale et assurant la transparence des opérations sous la supervision des autorités monétaires et financières compétentes.