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Fortuna Mining franchit une étape clé pour l'exploitation de Diamba Sud au Sénégal

Fortuna Mining franchit une étape clé pour l'exploitation de Diamba Sud au Sénégal Afrique-Asie © afrique-asie.com
Fortuna Mining franchit une étape clé pour l'exploitation de Diamba Sud au Sénégal © afrique-asie.com
Le projet aurifère Diamba Sud de Fortuna Mining a obtenu l'admissibilité de son dossier auprès du ministère sénégalais des Mines, ouvrant la voie à la phase finale du processus d'autorisation.

Le ministère des Mines et de la Géologie du Sénégal a remis à Fortuna Mining un " Notice of Admissibility " pour la demande de permis d'exploitation du projet aurifère Diamba Sud le 2 novembre 2026, après le dépôt initial du dossier en février 2026. Cette notification confirme que l'administration a terminé l'examen documentaire et juge le dossier conforme aux exigences réglementaires, sans pour autant délivrer le permis définitif. L'attribution finale du permis d'exploitation dépend encore du processus d'approbation interne du gouvernement sénégalais, que Fortuna espère voir aboutir au quatrième trimestre 2026. La construction à grande échelle reste conditionnée à l'obtention du permis, à une décision finale d'investissement validée par le conseil d'administration et à d'autres autorisations locales, selon le ministère des Mines et de la Géologie.

Avant cette avancée minière, le projet avait déjà franchi une étape environnementale majeure : le ministère sénégalais de l'Environnement et de la Transition écologique avait validé l'étude d'impact environnemental et social par décret environnemental annoncé le 15 juin 2026. Cette séquence distingue clairement l'autorisation environnementale de l'autorisation d'exploitation minière, deux décisions administratives séparées. La recevabilité du dossier minier atteste seulement que les documents soumis ont passé le contrôle de conformité administrative ; elle ne vaut ni décision d'investissement ni autorisation automatique de construire. Le calendrier communiqué par Fortuna prévoit donc encore des validations gouvernementales et corporatives avant le lancement complet du chantier.

Préparatifs et avancées techniques

En attendant la décision finale des autorités sénégalaises, Fortuna Mining a déjà lancé plusieurs opérations préparatoires. Parmi celles-ci figurent la désignation de la société africaine SENET pour la gestion de l'ingénierie et des achats, la finalisation de l'ingénierie de base, ainsi qu'une progression de 15 % sur l'ingénierie détaillée de l'usine de traitement.

Des commandes ont été passées pour des équipements stratégiques, notamment un broyeur semi-autogène et un concasseur primaire, ainsi que des éléments pour les cuves de lixiviation au carbone. Les premiers lots de construction ont été attribués. La fabrication des générateurs de la centrale électrique avance, avec l'expédition des unités fonctionnant au fioul léger après validation en usine. Sur le terrain, le chantier du camp d'hébergement progresse : les terrassements sont réalisés à 80 %, les travaux de génie civil à 40 %, et les réseaux enterrés approchent de leur achèvement. Les opérations de compensation foncière et de défrichement pour les infrastructures principales sont également en cours.

Objectifs de production et perspectives

L'étude de faisabilité du projet Diamba Sud, annoncée le 29 juin 2026 par Fortuna Mining, évalue le site avec un taux de rentabilité interne après impôt de 60 % et une valeur actuelle nette de 1 milliard de dollars US à un taux d'actualisation de 5 %. Ces projections reposent sur une hypothèse de prix de l'or de 3 500 $ US l'once, ce qui motive l'objectif de la société de prendre une décision finale d'investissement après l'obtention du permis, sous réserve de l'approbation de son conseil d'administration. Il s'agit toutefois de projections de faisabilité : le financement, la construction et les autorisations restantes demeurent des conditions préalables à la réalisation effective du projet.

Au 2 novembre 2026, Fortuna n'avait pas encore reçu le permis d'exploitation définitif de Diamba Sud : seule la recevabilité de la demande avait été confirmée. La délivrance du permis, la décision finale d'investissement et la construction restent soumises à des approbations ultérieures. Fortuna vise une conclusion du processus gouvernemental au quatrième trimestre 2026, puis une décision d'investissement formelle, sous réserve de l'accord du conseil d'administration. Le calendrier opérationnel communiqué prévoit une première production d'or vers le milieu de 2028, échéance qui dépend encore de l'obtention du permis et du démarrage effectif de la construction, comme le précise le rapport réglementaire de la société.

Jorge A Ganoza, directeur général de Fortuna Mining, a indiqué que l'entreprise poursuit sa trajectoire de croissance après la décision d'investissement finalisée en juillet pour l'extension de 30 % de l'usine de son site phare de Séguéla. Le projet Diamba Sud, désormais en phase finale de permis, s'inscrit dans cette dynamique. Selon la direction, la combinaison de ces deux projets doit permettre d'atteindre une hausse d'environ 60 % de la production annuelle d'or, visant un rythme de 500 000 onces par an à partir de la mi-2028.

La chronologie du projet Diamba Sud illustre une progression structurée : lancement de la demande de permis en février 2026, approbation environnementale annoncée le 15 juin 2026, publication de l'étude de faisabilité le 29 juin 2026, puis notification de recevabilité le 2 novembre 2026. Cette succession d'étapes montre que Fortuna a avancé sur les volets environnemental, économique et administratif avant de solliciter la validation finale de l'exploitation. Le projet reste exposé aux délais de l'approbation gouvernementale, aux autorisations locales de construction et à la décision du conseil d'administration.

Dans le secteur sénégalais des ressources, d'autres projets d'infrastructure ont récemment connu des évolutions, comme l'a rapporté précédemment Afrique Asie.

Patrick Mbarga Cofondateur Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Patrick Mbarga

Patrick Mbarga est cofondateur d’Afrique-Asie. Il suit principalement l’économie, l’investissement et les infrastructures, avec une attention particulière portée aux entreprises, au commerce et aux transformations industrielles en Afrique.