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Le Sénégal en lice en wushu aux Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar

Le Sénégal en lice en wushu aux Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar Afrique-Asie © afrique-asie.com
Le Sénégal en lice en wushu aux Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar © afrique-asie.com
La sélection sénégalaise de wushu a participé aux Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar, marquant une première historique pour la discipline dans le pays malgré des obstacles matériels et une préparation exigeante.

La sélection sénégalaise de wushu a fait son entrée aux Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar, ouvrant une nouvelle page pour ce sport au Sénégal et sur le continent africain. Pour la première fois, le wushu figurait comme épreuve médaillée dans une série olympique, lors d'une édition qualifiée de " journée historique " par le Comité International Olympique (CIO). Les Jeux, organisés du 31 octobre au 13 novembre 2026, constituaient la première manifestation sportive olympique sur le sol africain, et la compétition de wushu s'est tenue du 1er au 3 novembre au Dakar Expo Center, à Diamniadio, selon le CIO et la Fédération internationale de wushu (IWUF).

Deux jeunes athlètes, Mahib Amar et Woreye Ndiaye, ont représenté le Sénégal lors de cette première apparition du wushu comme discipline médaillée sur la scène olympique. Woreye Ndiaye a eu l'honneur de prêter le serment des athlètes au nom de tous les participants lors de la cérémonie d'ouverture, qui s'est déroulée après l'ouverture officielle des Jeux par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cette fonction protocolaire lui a conféré une visibilité particulière en tant qu'athlète du pays hôte, au-delà de son seul résultat sportif.

Le parcours de l'équipe a été façonné par des années d'efforts sous la direction d'Ousmane Sakho, entraîneur national, qui a souligné que l'accès à l'équipement, à une salle d'entraînement et à des ressources stables a longtemps fait défaut, mais que la passion et la persévérance ont permis de constituer une équipe capable de se qualifier pour l'événement. Sakho considérait les Jeux à domicile comme une occasion d'améliorer la technique du wushu sénégalais, dans un contexte dominé par le football et avec peu de moyens.

Préparation et formation internationale

Pour répondre aux exigences techniques du wushu de compétition, la sélection sénégalaise a bénéficié d'un accompagnement technique renforcé. Les athlètes ont suivi des stages de préparation, et l'objectif affiché par l'encadrement était d'élever le niveau technique national pour répondre aux standards internationaux. Les formats de compétition à Dakar 2026 comprenaient quatre épreuves : changquan combiné masculin, changquan combiné féminin, taijiquan combiné masculin et taijiquan combiné féminin. Dans les épreuves de taijiquan combiné, les athlètes devaient présenter à la fois du taijiquan et du taijishan, tandis que les formats de changquan associaient changquan et gunshu, selon la Fédération internationale de wushu.

Au total, 47 athlètes issus de 46 pays et régions étaient attendus pour ces épreuves, bien que la page de compétition de l'IWUF mentionne un total de 48 participants, illustrant la dimension mondiale de l'événement. L'IWUF a présenté la compétition comme une scène destinée à " fully showcase the competitive level and spirit of young wushu athletes worldwide ".

Résultats et obstacles lors des Jeux

Lors de la compétition à Dakar, Woreye Ndiaye a participé à la cérémonie d'ouverture et à l'épreuve féminine de taijiquan lors de la journée inaugurale du wushu. Mahib Amar a concouru dans l'épreuve masculine de taijiquan le 1er novembre 2026, terminant à la 11e place lors de la prestation préliminaire, selon le compte rendu officiel du CIO. Les tours préliminaires se sont poursuivis le lundi suivant, distinguant ainsi le classement provisoire du résultat final de la compétition. Amar a exprimé sa gratitude envers le public venu en nombre et a souligné l'importance du aide reçu, tout en espérant obtenir un meilleur résultat.

Dans son portrait officiel, l'IWUF décrit la participation de Mahib Amar comme une étape historique pour la reconnaissance du wushu auprès de la jeunesse sénégalaise. Amar a exprimé son ambition de devenir champion olympique et de représenter le Sénégal à l'avenir. Woreye Ndiaye a également souligné que l'inclusion du wushu au programme de Dakar 2026 représente une opportunité d'inspirer de nouveaux pratiquants au Sénégal et dans d'autres pays, insistant sur l'enjeu d'héritage et de développement de la discipline.

Le programme global des Jeux comprenait 25 sports officiels et 10 sports de participation, avec environ 2 650 jeunes athlètes représentant 204 comités olympiques nationaux ou régionaux et l'équipe olympique des réfugiés, selon les chiffres du CIO. La compétition de wushu s'inscrivait ainsi dans un événement multisport de grande ampleur, offrant une visibilité nouvelle à la discipline sur la scène internationale.

Pour Ousmane Sakho, la valeur du wushu se mesure avant tout à l'impact sur la jeunesse sénégalaise, au-delà des résultats sportifs immédiats. L'IWUF et le CIO ont tous deux insisté sur la portée historique de cette première olympique pour le wushu, qui pourrait ouvrir la voie à un développement accru de la discipline en Afrique.

Grâce Kouamé Rédactrice Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Grâce Kouamé

Grâce Kouamé est rédactrice à Afrique-Asie. Elle couvre principalement le football africain et international, tout en suivant plus largement l’actualité sportive, notamment les compétitions féminines, les clubs, les sélections nationales et d’autres grands événements sportifs.