Dans l’est de la République démocratique du Congo, l’Institut technique industriel salésien de Goma a rouvert ses portes en septembre. Près de 900 élèves sur les 1 225 inscrits ont repris le chemin de l’école, alors que l’épidémie d’Ebola persiste et que la région reste instable sur le plan sécuritaire.
L’établissement a instauré des mesures sanitaires strictes pour relancer les activités pédagogiques. Des stations de lavage des mains attendent les élèves à l’entrée, et des protocoles d’hygiène s’appliquent chaque jour pour limiter les risques de contamination. Cinquante-sept enseignants laïcs et huit membres salésiens ont préparé la rentrée en ajustant l’organisation scolaire à ces exigences. Les directives du ministère de la Santé de la RDC imposent le lavage régulier des mains et la prise de température à l’entrée dans les écoles situées en zone à risque.
Maintien de l’offre de formation technique malgré la crise
L’Institut technique industriel salésien, reconnu parmi les principaux établissements du vice-province salésienne de l’Est Congo, propose des formations en mécanique générale, automobile, électricité et électronique. Le recteur de la communauté, le père Mathias Amani, affirme que l’école doit rester un lieu d’apprentissage et de lien social pour les jeunes, même face aux difficultés économiques et sanitaires. Un responsable salésien indique que la sécurité prime, avec une communication régulière prévue avec les familles pour garantir la continuité des cours. L’objectif reste d’éviter que les obstacles économiques ou sanitaires n’interrompent la scolarité des élèves.
Les missionnaires salésiens œuvrent en République démocratique du Congo depuis plus d’un siècle, avec un engagement marqué auprès des enfants vulnérables. En plus de l’enseignement primaire et secondaire, leurs programmes de formation professionnelle et agricole cherchent à offrir aux jeunes des perspectives d’insertion et de stabilité dans un environnement souvent incertain. Selon le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, plus de 13 millions d’enfants sont scolarisés en RDC, mais près de 3,5 millions restent exclus du système éducatif, ce qui représente un défi majeur pour les acteurs locaux.
La reprise des cours à Goma s’inscrit dans les efforts nationaux pour maintenir l’accès à l’éducation malgré les crises sanitaires. Le gouvernement congolais, soutenu par des partenaires internationaux, a alloué des fonds spécifiques à la prévention d’Ebola dans les écoles, notamment pour l’achat de matériel sanitaire et la formation du personnel, comme le souligne l’Organisation mondiale de la santé. Les autorités éducatives rappellent que la continuité pédagogique et la sécurité sanitaire vont désormais de pair dans les zones touchées par l’épidémie.