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Neuvième cas d’Ebola confirmé au Kenya alors que l’épidémie s’étend hors RDC

Neuvième cas d’Ebola confirmé au Kenya alors que l’épidémie s’étend hors RDC Afrique-Asie © afrique-asie.com
Neuvième cas d’Ebola confirmé au Kenya alors que l’épidémie s’étend hors RDC © afrique-asie.com
Le Kenya a enregistré un neuvième cas confirmé d’Ebola, tous liés à un même foyer, tandis que le Nigeria signale son premier cas importé depuis l’Ouganda.

Le ministère de la Santé du Kenya a signalé le 20 octobre 2026 un neuvième cas d’Ebola, détecté chez un homme de 24 ans déjà en quarantaine. Ce cas porte à neuf le nombre total d’infections recensées dans le pays depuis le début de l’épidémie, dont un décès.

Le communiqué signé par le directeur général de la Santé, Dr Patrick Amoth, précise que tous les cas kenyans proviennent d’un même groupe de contacts, sans preuve de transmission au-delà de ce cercle à ce stade. Les huit patients encore en vie reçoivent un traitement et restent stables. Les autorités sanitaires annoncent avoir identifié et mis en quarantaine 134 des 135 contacts recensés, soit une couverture de 99,3 %. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que, jusqu’au 16 octobre, 127 des 130 contacts identifiés étaient déjà sous surveillance, avec un suivi quotidien de la température et des symptômes pendant la période d’incubation maximale de 21 jours. Les deux nouveaux cas détectés à cette date étaient des membres de la famille du premier patient et avaient été placés en quarantaine avant l’apparition des symptômes. Le ministère de la Santé du Kenya affirme qu’il n’existe « aucune preuve de transmission communautaire de la maladie ».

Propagation régionale et réponse sanitaire

La situation au Kenya survient alors que le Nigeria a confirmé le 20 octobre son premier cas importé d’Ebola depuis près d’une décennie. Selon l’OMS et le ministère fédéral de la Santé du Nigeria, la patiente, une femme récemment arrivée d’Ouganda, a développé des symptômes le 7 octobre, soit quatre jours après son arrivée à Abuja. Elle a consulté un établissement médical privé le 11 octobre et le diagnostic d’infection par le virus Ebola Bundibugyo a été confirmé en laboratoire le 20 octobre. La patiente a été immédiatement isolée et prise en charge. Les autorités nigérianes ont identifié 44 contacts pour un suivi rapproché, et aucune transmission secondaire n’a été signalée à ce stade. Ce cas marque le premier épisode d’Ebola enregistré au Nigeria depuis la grande épidémie de 2014. L’OMS qualifie ce cas d’importé et indique que le Nigeria devient ainsi le cinquième pays touché depuis la déclaration de l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC) le 15 mai 2026. Le ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate, précise que l’enquête sur la source de l’infection se poursuit, tandis que le ministère de la Santé ougandais rappelle que le simple transit par l’Ouganda ne prouve pas une contamination sur son territoire, le pays n’ayant « aucun cas actif confirmé d’Ebola » à la date des faits, comme le rapporte Reuters.

L’épidémie actuelle est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement antiviral spécifique n’est disponible à ce jour. Le Kenya a reçu 500 doses de médicaments pour soutenir la prise en charge des patients et a distribué des fournitures médicales dans 28 comtés jugés à risque élevé. Malgré la progression de l’épidémie, aucune restriction n’a été imposée sur les déplacements, le commerce ou les rassemblements publics, selon les informations de l’OMS et des ministères de la Santé concernés.

Origine de l’épidémie et bilan en RDC

Le premier cas kenyan avait été confirmé le 6 octobre 2026 chez un homme ayant voyagé depuis la République démocratique du Congo via l’Ouganda avant d’être hospitalisé à Nairobi, où il est décédé. Les infections suivantes ont touché des proches et des soignants en contact avec ce patient initial. En RDC, l’épidémie, débutée en mai 2026, a été officiellement déclarée par les autorités sanitaires et l’OMS, et s’est étendue à plusieurs provinces. Le variant Bundibugyo, rare, a aussi été détecté en Ouganda, au Kenya et au Nigeria, illustrant le caractère transfrontalier de la menace. En Ouganda, 20 cas avaient été recensés entre mai et juin 2026, dont la majorité étaient importés de RDC, et cinq étaient liés à une transmission locale parmi les contacts et le personnel soignant. L’OMS a déclaré la fin de l’épisode épidémique en Ouganda en août 2026, après la période réglementaire de surveillance sans nouveau cas confirmé. Les autorités ougandaises ont réaffirmé qu’aucun foyer actif n’était présent sur leur territoire au moment de l’identification du cas nigérian, comme l’indique le communiqué de l’OMS Afrique.

Patrick Mbarga Cofondateur Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Patrick Mbarga

Patrick Mbarga est associé au projet Afrique Asie en qualité de cofondateur. Son profil éditorial porte sur le développement des économies africaines, les relations commerciales avec l'Asie et les enjeux liés aux investissements, à l'activité des entreprises et aux politiques économiques des pays du Sud global.