À Dakar, la procédure visant Ndèye Sow Leïla, présidente de l’Union pour le Progrès et le Renouveau du Sénégal, avance avec son placement en détention provisoire le 22 octobre 2026. Cette mesure fait suite à sa présentation devant le parquet par la Division spéciale de la cybersécurité, après une audition suivie d’une garde à vue. Selon la presse sénégalaise, la Division spéciale de la cybersécurité, rattachée à la Police nationale, agit dans le structure de la lutte contre la cybercriminalité et la diffusion de contenus illicites.
Les accusations retenues contre la responsable politique concernent la diffusion de fausses nouvelles et des insultes publiques via un système informatique, ainsi que des propos jugés contraires aux bonnes mœurs. Ces faits découlent d’une plainte déposée par l’association And Samm Jikko Yi, à la suite de déclarations attribuées à Ndèye Sow Leïla lors d’une émission sur Public SN TV. Les médias Seneweb et PressAfrik ont relayé la nature des poursuites, tandis que Dakaractu, citant Les Échos et Libération, a détaillé les étapes de la procédure. Le Code pénal sénégalais, notamment ses articles sur la cybercriminalité et la protection de la moralité publique, encadre ce type d’infractions, comme le rappelle le ministère de la Justice du Sénégal.
Réactions politiques et calendrier judiciaire
Avant la présentation au parquet, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République a dénoncé la garde à vue et demandé l’arrêt des poursuites, selon un communiqué publié le 21 octobre. Cette position reste politique et ne relève pas d’une décision judiciaire. À ce stade, aucune décision sur le fond n’a été rendue et la présomption d’innocence s’applique, conformément aux principes énoncés par la Constitution sénégalaise et rappelés par le Conseil supérieur de la magistrature.
L’audience devant le tribunal des flagrants délits est prévue pour le 26 octobre 2026, date à laquelle la juridiction compétente examinera le dossier. Ce type de procédure permet un jugement rapide des faits présumés, selon la législation en vigueur. Le tribunal des flagrants délits de Dakar statue régulièrement sur des affaires impliquant des personnalités publiques, dans le respect des droits de la défense et des garanties procédurales, comme l’indique le ministère de la Justice du Sénégal.