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Rencontres bilatérales du ministre qatari de l’Énergie avec l’Algérie la Libye le Sénégal et le Venezuela à Moscou

Rencontres bilatérales du ministre qatari de l’Énergie avec l’Algérie la Libye le Sénégal et le Venezuela à Moscou Afrique-Asie © afrique-asie.com
Rencontres bilatérales du ministre qatari de l’Énergie avec l’Algérie la Libye le Sénégal et le Venezuela à Moscou © afrique-asie.com
À Moscou, le ministre qatari de l’Énergie Saad bin Sherida Al Kaabi a mené des entretiens séparés avec ses homologues d’Algérie, de Libye, du Sénégal et du Venezuela en marge de la 28e réunion ministérielle du GECF.

Le 26 octobre 2026, Moscou a servi de structure à la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), organisation intergouvernementale basée à Doha et créée en 2001, qui rassemble les principaux producteurs mondiaux de gaz naturel. À cette occasion, Saad bin Sherida Al Kaabi, ministre d’État qatari aux Affaires énergétiques et président-directeur général de QatarEnergy, a rencontré séparément Mohamed Arkab, ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Khalifa Rajab Abdul Sadiq, ministre libyen du Pétrole et du Gaz, El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ainsi que Paula Henao, ministre vénézuélienne du Pétrole.

Ces discussions se sont tenues en marge des travaux du GECF, qui comptait alors 12 membres à part entière (Algérie, Bolivie, Égypte, Guinée équatoriale, Iran, Libye, Nigeria, Qatar, Russie, Trinité-et-Tobago, Émirats arabes unis et Venezuela) et 8 pays observateurs, dont le Sénégal. Cette distinction institutionnelle met en avant la participation du Sénégal comme observateur, tandis que l’Algérie, la Libye, le Qatar et le Venezuela siègent comme membres à part entière du forum, selon l’Organisation des pays exportateurs de gaz.

Les échanges bilatéraux ont porté sur la coopération énergétique entre le Qatar et chacun de ces États, ainsi que sur les évolutions du marché gazier mondial. Selon la Qatar News Agency, les discussions ont abordé la sécurité des approvisionnements et la stabilité des marchés, ainsi que la coordination entre producteurs, dans un contexte de volatilité persistante des prix de l’énergie. Aucun accord contractuel, volume de gaz, prix d’approvisionnement ou engagement financier n’a été communiqué à l’issue de ces rencontres, qui relèvent d’une démarche de dialogue et de concertation intergouvernementale.

Enjeux régionaux et coopération internationale

La présence de Mohamed Arkab pour l’Algérie s’inscrivait dans la continuité de la Déclaration d’Alger adoptée lors du sommet du GECF en 2024, avec une attention portée à l’équilibre entre sécurité énergétique, intérêts des producteurs et besoins des consommateurs. Le ministère algérien des Hydrocarbures a mis en avant la stabilité des marchés et la concertation entre pays producteurs, alors que les ministres devaient aussi examiner le rapport annuel 2026 sur le marché du gaz.

La réunion entre Saad bin Sherida Al Kaabi et Khalifa Rajab Abdul Sadiq, ministre libyen du Pétrole et du Gaz, s’est concentrée sur les relations énergétiques et la coopération bilatérale, sans qu’aucun projet d’investissement, volume d’exportation ou accord juridiquement contraignant n’ait été annoncé publiquement. Le statut de ces échanges reste exploratoire, axé sur le consolidation des liens entre Doha et Tripoli.

La venue du ministre sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, El Hadji Abdourahmane Diouf, illustre l’intérêt croissant de Dakar pour les dynamiques du marché gazier international, alors que le Sénégal s’apprête à consolider sa place parmi les producteurs africains. Les discussions avec le Qatar ont porté sur la coopération énergétique bilatérale et les dossiers inscrits à l’ordre du jour du forum, sans annonce publique d’engagement contractuel ou de décision réglementaire à Dakar.

Les travaux ministériels du GECF, qui précédaient le 8e sommet des chefs d’État et de gouvernement, ont aussi abordé la création d’une banque destinée à aider les projets gaziers des pays membres par le financement, le conseil et des solutions commerciales, selon le ministre russe de l’Énergie Sergei Tsivilev. Cette initiative institutionnelle, encore à l’étude, vise à consolider la capacité des membres à financer leurs projets dans un environnement énergétique en mutation, comme l’indique le compte rendu d’Interfax.

Dans un contexte où les enjeux énergétiques occupent une place centrale dans les préoccupations économiques et diplomatiques, ces rencontres s’inscrivent dans la continuité des mobilisations régionales et des stratégies nationales, à l’image de la mobilisation sociale récente au Sénégal qui a mis en avant l’importance des politiques publiques dans la gestion des ressources et des attentes sociales.

L’ensemble de ces échanges, rapportés par la Qatar News Agency et les ministères concernés, confirme la volonté des principaux acteurs du GECF de consolider le dialogue, la coordination et la coopération entre producteurs et exportateurs de gaz, sans qu’aucune mesure réglementaire contraignante ou accord commercial majeur n’ait été officialisé lors de cette séquence diplomatique à Moscou.

Aminata Diop Rédactrice Afrique-Asie
Rédaction Afrique Asie

Aminata Diop

Aminata Diop est rédactrice à Afrique-Asie. Elle couvre principalement les relations internationales, la diplomatie et les questions de sécurité, avec une attention particulière portée aux développements politiques en Afrique.