Quatre chauffeurs routiers marocains ont été hospitalisés à Dakhla et Agadir après des trajets au Sénégal en octobre. Le président du syndicat, Cherki El Hachimi, indique que ces hospitalisations font suite à des infections soupçonnées d’avoir été transmises par des moustiques, sans qu’aucun diagnostic médical officiel n’ait été communiqué à ce jour.
Le Sénégal figure parmi les pays d’Afrique de l’Ouest concernés par des programmes régionaux de lutte contre les maladies vectorielles comme le paludisme ou la dengue, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces maladies font l’objet d’une surveillance dans le structure d’initiatives sanitaires coordonnées par le Bureau régional pour l’Afrique de l’OMS, qui publie régulièrement des bulletins de suivi épidémiologique et de surveillance des urgences sanitaires. Cependant, aucune donnée nominative ou résultat de laboratoire concernant les chauffeurs marocains n’apparaît dans les bulletins officiels, et la simple exposition à des moustiques au Sénégal ne permet pas d’identifier précisément l’agent infectieux en cause.
L’OMS a instauré un dispositif de surveillance sanitaire régionale, illustré par la publication de l’Electronic Surveillance Monthly Bulletin pour septembre 2026. Ce bulletin recense les événements sanitaires majeurs sur le continent africain, mais ne fournit aucun chiffre relatif à des cas impliquant des chauffeurs marocains ni de taux d’incidence spécifique pour des infections contractées lors de trajets internationaux.
Le syndicat des professionnels du transport international et national a signalé la situation, appelant les conducteurs marocains qui assurent le transport de marchandises vers l’Afrique subsaharienne à se faire vacciner avant leur départ. Il a aussi sollicité l’intervention du ministère de la Santé pour la création d’une clinique médicale au poste-frontière de Guerguerat, ainsi que la mise à disposition d’une ambulance et de dispositifs de dépistage pour les chauffeurs traversant des zones à risque.
Conditions de travail et préoccupations syndicales
Les responsables syndicaux précisent que les maladies contractées n’ont pas encore été identifiées, et qu’aucune information officielle n’a été publiée sur leur nature exacte. Par ailleurs, le syndicat met en avant d’autres difficultés rencontrées par les transporteurs marocains, comme les restrictions sur les itinéraires passant par le Mali, la hausse du prix du carburant et la longueur des contrôles aux frontières en Mauritanie, qui aggravent les conditions de travail des opérateurs du secteur.
Les pages officielles de l’OMS recensent régulièrement les flambées épidémiques et les urgences sanitaires en Afrique de l’Ouest, mais aucune décision réglementaire ou alerte sanitaire spécifique visant les chauffeurs marocains revenant du Sénégal n’a été signalée dans les bulletins consultés. Aucun texte réglementaire, ni protocole frontalier particulier, ni obligation de vaccination spécifique pour les transporteurs n’a été publié à ce jour par les autorités sanitaires marocaines ou sénégalaises.
La surveillance des maladies vectorielles et la gestion des urgences sanitaires restent des priorités pour les institutions internationales, comme le rappelle l’OMS Afrique dans ses bulletins hebdomadaires. Cependant, aucune donnée indépendante ne permet actuellement de mesurer l’impact de ces hospitalisations sur le transport routier entre le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.